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Le Mythe de l'Ironman d'Embrun (Embrunman)

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embrun2Il y a le mythe de l'Ironman d'Hawaii. Partir à Hawaii ce n'est pas mourir un peu...., mais c'est un peu comme partir en pélérinage... En attendant que le rêve devienne réalité, direction l'Ironman d'Embrun (Embrunman), qui n'a presque rien à envier à son ainé.


Voici le récit d'un triathète qui nous raconte son expérience de sa journée un certain 15 août à Embrun.

L'Embrunman, 5h30 du matin, le parc à vélos est immense, chaque triathlète ordonne consciencieusement l'emplacement attribué à son muméro, Une ambiance angoissante se lit sur les visages. La nuit fut courte, je n'ai dormi que quelques petites heures. C'est enfin le moment de se rendre au départ. Chacun est dans sa bulle se remérorant les stratégies de courses établies depuis bien longtemps, mais beaucoup ignorent, que la pratique pour l'Embrunman est bien différente de la théorie...

Le signal du départ est imminent, je suis en première ligne. 1000 personnes s'élançant au même instant, cela peut paraître effrayant ! Seules les personnes ayant déjà vécus le départ de ce triathlon peuvent imaginer l'émotion engendrée par un tel événement. 6h, il fait encore nuit lorsque les triathlètes plongent dans le plan d'eau d'Embrun. S'extraire de la meute et se lancer très vite devant est la seule solution pour pouvoir éviter la bousculade du départ et nager à son rythme.

La natation se déroule comme prévu, après l'euphorie du départ, je trouve mon rythme de croisière, le ciel étoilé laisse place peu à peu à la lueur du jour.

Surprise, je remarque mes deux collègues de club à mes cotés ! Quel plaisir de se retrouver à trois amis parmi cette foule de tuniques noires.

la première partie de course touche à sa fin, je distingue la banderole désignant la sortie de l'eau, je perçois les cris de la foule agglutinée, espérant reconnaitre un de leur proche. Ça y est, place à la transition.

Le speaker met une ambiance de folie dans le parc à vélos devant des milliers de spectateurs admiratifs. Les choses sérieuses vont enfin débuter.....

Les premiers coups de pédales sont faciles, attention à ne pas s'emballer. L'entame de cette partie de course doit se faire avec prudence. Il faut avant tout penser à s'hydrater, s'alimenter et se réchauffer.

Étonnamment, je ne suis rarement seul, j'ai le plaisir le retrouver mes amis de club aperçu durant la natation, un tel défit est plus facile à accomplir à plusieurs. J'attends avec impatience le col de l'Isoire, la première grosse difficulté du parcours. J 'ai avalé de nombreux cols à l'entrainement pour pouvoir gagner du temps dans les parties difficiles.

L'entame de l'Isoire me laisse perplexe, mes jambes sont dures, « je vais me mettre en route dès que la pente s'accentuera » je me répète afin de me rassurer.

Mais malheureusement, ceci n'arriva pas. Plus j'approchais du sommet, plus c'était difficile.

Les concurrents me doublent comme si j'étais l'entrainement, je n'ai plus de force. Mes objectifs sont maintenant anéantit, toutes ces heures de préparation pour en arriver la ! j'ai faim, j'ai soif. Il ne me semblait tout de même pas avoir négligé mon alimentation, une telle fringale n'arrive pas par hasard ! Je suis désespéré vais-je arriver à remonter la pente ?

Je m'alimente mais je n'ai plus de boisson dans mes bidons, le ravitaillement est proche, mais cela me paraît interminable je zig-zag à travers cette petite route en mettant tout mon poids sur les pédales.

Enfin le sommet. Je m'arrête, pose mon vélo et prend mon temps pour me ravitailler.

Je profite de cette longue descente amenant à Briancon pour me refaire une santé, pas question d'abandonner !

Les kilomètres qui suivent sont relativement faciles, je ne me fais plus doubler, je passe même quelques concurrents, mais ma place ne m'importe plus désormais. J'en profite pour admirer le paysage, quand on est concentré dans sa course on ne se rend pas compte à quel point les routes sont magnifiques.

Je termine cette épreuve cycliste tant bien que mal, je compte désormais me faire plaisir durant le reste de l'épreuve.

Il reste tout de même un marathon soit 42 km à parcourir en course à pied !

Le marathon, beaucoup à ce moment sont paniqués à l'idée de souffrir terriblement pour boucler cette épreuve. Etonnamment ce n'est pas mon cas. J'ai terminé assez frais le marathon de l'altriman il y a un mois. Après ce qu'il vient de m'arriver dans l'isoire, je parts très prudemment, mais confiant.

Il fait très chaud il ne faut absolument pas se déshydrater et éviter le coup de chaleur. Je me sens bien, les premiers kilomètres passent bien, j'ai déjà parcouru le premier semi marathon, on m'annonce à la 75 ème place, mais qu'importe, je savoure chaque instant et laisse filer les kilomètres.

Je me sens de mieux en mieux, c'est vraiment dommage cette défaillance à vélo!

Je croise à plusieurs reprises les membres du club venus pour nous supporter, leurs encouragements fait chaud au cœur. Ils ignorent ma souffrance endurée dans l'Isoire. Je décide alors de donner tout mon possible dans cette fin de course, je sais que, quoi qu'il arrive, je serai quand même fier de moi à l'arrivée.

Je double et redouble de nombreux concurrents je les passe à la manière ou ils m'ont dépassé lors de ma défaillance. Je suis bien, je suis heureux, je boucle les dernières longueurs comme si je jouais la victoire. Le temps perdu est loin d' être rattrapé mais bon ...

je boucle cet embrunman en 41 ème position avec des souvenirs inoubliables en tête et l'envie de faire encore mieux les prochaines éditions.



il y a les anonymes... et un certain Julien Loy

le résumé de sa journée en image


 

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